Plein phare sur l’apprentissage dans la métallurgie

Publié par | 14 mai 2015 | Candidats, Marché de l'emploi, Recruteurs


Apprentissage

L’apprentissage, cette formation en alternance qui permet aux jeunes actifs entre 16 et 25 ans de cumuler un apprentissage théorique avec une expérience professionnelle acquise au sein d’une entreprise, permet aux jeunes de s’insérer progressivement dans le monde professionnel. Revenu au centre de l’actualité récemment, voici un examen de cette formation.



 

Les freins à l’embauche:

Dans cet article du Figaro, le journal liste les principaux éléments qui n’incitent pas, ou voire même rebutent les patrons à ne pas embaucher d’apprentis:

  • La lourdeur administrative:

Sans surprise, tradition hexagonale oblige, recruter un jeune apprenti requiert une masse gargantuesque de formalités administratives, d’autant plus si l’apprenti a moins de 16 ans au début de sa formation. La constitution du dossier pédagogique, le choix du candidat et la déclaration des outils à l’inspection pour chaque nouvel apprenti sont les principaux écueils relevés par les chef d’entreprises de PME interrogés.

  • Le manque de valorisation de la formation professionnelle:

Les recruteurs relèvent souvent que les apprentis se retrouvent dans cette formation uniquement parce qu’il n’ont pas pu s’intégrer dans une formation “classique”.
Résultat, les entreprises héritent d’apprentis manquant de motivation, relativement perdus, voire véhiculant l’impression de ne pas savoir ce qu’ils font ici.

  • Le manque de moyens attribués au centre de formation:

Apprendre à peindre sans peinture relève de la science-fiction, et c’est pourtant ce qu’il se passe aujourd’hui faute de moyens dans les CFA (centre de formation pour apprentis). Le matériel pédagogique lui aussi, pâtit du manque de financement et les CFA forment par conséquent leurs apprentis sur des machines obsolètes.
Ceci à pour conséquence de forcer les entreprises à assurer une partie de la formation théorique en plus de la formation pratique.

  • La rigidité du contrat d’apprentissage:

Dans le contexte actuel où l’on parle de simplifier le code du travail, le contrat d’apprentissage gagnerait lui aussi à se flexibiliser. Après une période d’essai de 2 mois, l’entreprise ne peut se séparer de son apprenti à moins de passer devant le tribunal des Prud’hommes. Que ce soit parce que l’apprenti ne fasse pas l’affaire ou parce que la situation économique l’exigerait, cette rigidité extrême n’incite définitivement pas les entreprises à s’attacher les services d’un apprenti.

Les mesures gouvernementales

Début mai, le ministre de l’emploi, François Rebsamen, a présenté dans le cadre de son plan de relance de l’apprentissage certaines mesures visant à palier certaines des difficultés rencontrées par les entreprises lors du recrutement d’apprentis.

En effet, avec seulement 426 000 apprentis en 2014, un chiffre en recul de 8% par rapport à 2013 et étant donné qu’ils sont plus de 1.6 millions outre-Rhin, des mesures étaient nécessaires afin d’atteindre la promesse électorale de François Hollande de 500 000 apprentis en France d’ici 2017.

  • Aide à l’embauche:

Le gouvernement souhaite inciter à hauteur de 1000€ pour chaque nouvelle embauche d’apprentis, non seulement les entreprises de moins de 50 employés, mais également, et c’est une nouveauté, celles comptant plus de 250 employés.

  • Incitation à l’embauche d’apprentis mineurs:

Le gouvernement a annoncé la création d’une aide qui couvrira intégralement la rémunération d’un apprenti mineur, via un financement trimestriel que percevra l’entreprise à hauteur de 1100€, soit 3 mois de salaires d’un apprenti mineur (368€)

  • Une meilleure sensibilisation lors de l’orientation:

En intégrant dès le collège des modèles d’informations portant sur l’apprentissage, le gouvernement espère ainsi que l’apprentissage soit d’avantage un véritable choix de carrière qu’une voie d’une garage ou qu’un choix imposé aux élèves en échecs scolaires.

Ces mesures seront couplées à des incitations de choix d’apprentissage réalisables dans la fonction publique ou à l’étranger via des programme comme Erasmus+.

On peut noter que malgré la volonté de simplifier l’apprentissage, le gouvernement se concentre principalement sur l’aspect financier, avec de nombreuses incitations à l’embauche, sans prendre du recul sur le problème afin de prendre en compte la qualité intrinsèque de la formation ou la rigidité du contrat de travail.

L’industrie métallurgie ( et la métallurgie en général) est très demandeuse d’apprentis, d’autant plus qu’elle souffre d’un manque d’attractivité. Que ce soit pour des postes de soudeurs, de chaudronniers, et plus généralement pour des postes liés à l’usinage, un apprenti peut choisir cette voie sans crainte.

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